Est-il encore possible de faire confiance ?

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Vous est-il arrivé de penser que les gens n’avaient plus de parole ? Avez-vous eu cette impression que dans la politique, les relations de travail ou personnelles, on vous disait ce que vous aviez envie d’entendre ? Que l’on jouait un rôle destiné à vous duper, vous manipuler ou vous séduire ?

On se dit « amis » (notamment sur les réseaux) alors qu’on ne partage rien. On dit « compte sur moi » quand on sait qu’on ne fera absolument rien. On dit « Tu comptes pour moi » et on disparaît. On fait mine de s’intéresser, on promet, on s’engage, on garantit puis on oublie.
La sincérité semble être devenue une valeur désuète. Elle a cédé du terrain à l’opportunisme, la manipulation et la tyrannie de l’image et/ou du paraître.

Avoir raison aujourd’hui.

Sur le terrain politique, par exemple, la crise sanitaire a révélé que chaque déclaration n’avait de sens que dans l’instant. Qu’il s’agisse de la possibilité du virus d’entrer en France, de l’utilité des masques ou de l’approvisionnement en vaccins, on nous a asséné des vérités qui n’en étaient pas. Mais nos responsables politiques, nos éminents scientifiques, ne savaient-il pas que nous finirions par connaître la vérité ? Bien sûr, mais peu importait : l’enjeu pour eux était (et reste encore) de paraître responsables, rassurants, maitres de la situation plutôt que révéler leur méconnaissance, leurs erreurs, leurs retards. La cohérence dans tout ça ? Qui se soucie de cohérence en matière de communication ?

Même au travail.

Cette tyrannie du paraître, cette dictature de l’instant, existent également dans nos relations de travail. Combien de fois me suis-je retrouvé face à des interlocuteurs qui me disaient apprécier mon travail, répondaient favorablement à mes idées, s’engageaient à répondre à mes attentes puis, après notre entrevue, oubliaient leurs promesses ou même ne répondaient plus à mes appels !

J’ai fini par comprendre que j’avais eu affaire à des hypocrites ou à des personnes qui n’avaient ni le pouvoir ni l’ambition qu’ils affichaient. Ce qui comptait pour ces mystificateurs étaient de paraître cool, amical, professionnels et responsables à l’instant même de notre échange.

La victoire des « Like » sur le sens.

Mais, hormis les vrais manipulateurs, la plupart de ces mystificateurs sont, je pense, des victimes. Des victimes d’une époque qui redéfinit les relations sociales sur le modèle édicté par les réseaux sociaux. Facebook, Instagram, Twetter, Tik Tok, ont en effet introduit un nouveau mode de valorisation, une nouvelle manière d’exister en société. Chacun ne cherche qu’à paraître, à récolter des « like » pour se faire croire que l’image idéale qu’il a de lui-même est validée par les autres.
Et, dans la vraie vie, nombreux sont ceux qui continuent à fonctionner de la sorte. Ils veulent être likés à chaque instant, paraître ce qu’ils prétendent être. Peu leur importe que vous vous rendiez compte plus tard qu’ils ont menti, se sont arrogés plus de pouvoir qu’ils n’en avaient. Ils s’arrangeront avec leur conscience. Assez aisément quand celle-ci a été purgée des valeurs telle que la sincérité, le courage et la fiabilité.

On nous vend de la soupe.

Parfois, les adeptes du paraître se font prendre à leur propre jeu, et la réalité ressurgit pour les piéger. Comme ces candidats de téléréalité qui voient leurs anciens messages à connotation racistes ou homophobes réapparaitre et les disqualifier des années après leurs publications.

D’autres essaient d’anticiper la résurgence de leurs erreurs passées en mimant la sincérité. Comme cette pub pour les soupes où la marque, sous prétexte de gagner notre confiance, fait son mea-culpa sur le mode « Bon, OK, on vous a vendu de la daube jusqu’à maintenant mais, comme vous risquez de vous en rendre compte, on a décidé de changer ». Pourquoi la croire ? Et pourquoi croire que d’autres marques soient désormais autant intéressées par le bien-être des consommateurs ou la préservation de la planète, que par leurs bénéfices ?

La recherche du sens, de la cohérence.

Aussi, sommes-nous touchés quand nous rencontrons des personnes revendiquant de vraies valeurs, bouleversés par leur sincérité, admiratifs de leur dignité. Car, heureusement, il en reste ! Et ce sont elles que nous avons envie de suivre, d’écouter, à elles que nous souhaitons accorder notre confiance.
La crise sanitaire, en nous ramenant à l’essentiel, c’est à dire à la vie, sa fragilité, son sens, pourrait nous extraire de la dictature du paraître et permettre à la cohérence, à la sincérité de triompher. Mais, pour l’heure, rien n’indique que nous en ayons pris le chemin.

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